Si vous avez suivi nos jours 1, 2, 3 et 4, on risque de se répéter. Si ce n’est pas le cas, voici un bon article récapitulatif 🙂

Si le festival a été cette année plutôt controversé côté public à cause de la lonnnngue attente sous la pluie pour entrer, nous en sortons conquises, épatées par l’effervescence autour du jeu. Comme vous le savez, il s’agit de notre « premier Cannes » et voir autant d’émulsion ludique nous a fait vraiment beaucoup de bien.

De notre côté, ça a aussi été l’occasion de nous présenter aux éditeurs qui nous ont fait confiance en nous envoyant des boites de jeux, de profiter des soirées pro pour rencontrer les auteurs qu’on aime et discuter de la chose ludique avec tous les acteurs. Je suis heureuse d’avoir pu profiter de l’occasion pour aller faire ma groupie auprès de Naïade et de Jérémy Fleury. Hiii 🙂

Quand le festival est fini, il y en a encore…

Le Off comme les Asmonights ont été pour nous une belle expérience, même si l’on pense qu’ils auraient mérité encore plus de tables. En effet, au Off le vendredi soir, il y avait presque autant de gens debout que de gens assis, alors que les tables étaient pleines à craquer.

L'Asmonight !

L’Asmonight !

Les jeux que l’on retiendra de cette édition 2016…

Quadropolis

Concernant les jeux et prototypes que nous avons pu tester, il y a eu de très belles surprises, à commencer par Quadropolis, un jeu de construction de ville avec une mécanique très intéressante de prise de tuile. La rejouabilité du jeu en mode expert a attisé notre curiosité, et c’est un jeu qu’on a envie d’acquérir pour aller plus loin, ce qui est forcément un bon point 😉

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Quadropolis : un jeu de François Gandon , illustré par Sabrina Miramon

Dice Forge (proto sortie prévue en 2017)

Ensuite, Dice Forge, même si encore en WIP, a été plébiscité par l’ensemble des joueurs de la table, étant donné sa mécanique innovante d’évolution de ses dés de jeux. En effet, tout au long de la partie, on achète de nouvelles faces de dés pour remplacer les siennes, ce qui en fait un outil qui évolue avec le joueur. Encore une belle réalisation de chez Libellud, qui commence à nous habituer à ne faire que du bon.

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Dice forge : un jeu de Régis Bonnessée et illustré par Biboun.

Potion Explosion

Dans le genre belle surprise, il y a également eu Potion Explosion : un jeu avec des potions, on a l’habitude, mais avec des billes, c’est presque du jamais vu 😉 On a adhéré tout autant à la réalisation qu’à l’idée. C’est un jeu qui, je pense, plaira au plus grand nombre.

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Potion Explosion : un jeu de Stefano Castelli , Andrea Crespi et Lorenzo Silva , illustré par Giulia Ghigini.

Bubble Pop (proto sortie prévue en septembre 2016)

En bonnes chauvines, nous avons été conquises et épatées par la réalisation et la mécanique de Bubble Pop de chez Bankiiiz Éditions, un jeu à deux de placement qui n’est pas sans rappeler Candy Crush (mais en bien bien bien mieux).

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Bubble Pop (anciennemet Ball Breaker) : un jeu de Grégory Oliver, illustré par Alexey Rudikov

Karuba

Haba nous a surpris avec Karuba, un jeu de placement où il faudra envoyer ses aventuriers dans les temples qu’ils souhaitent explorer. La mécanique est simple, mais redoutable. On conseillera aux familles !

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Karuba : un jeu de Rüdiger Dorn , illustré par Claus Stephan.

Vice division (proto bientôt sur Kickstarter)

On suivait de loin la boite d’édition des 99 Monkeys puisqu’elle est lyonnaise. Du coup, c’était l’occasion de les rencontrer, ce qui fut le cas lors d’une soirée du « Off ». Même si le jeu a encore besoin de se calibrer sur certains points, il promet une jolie expérience de jeu avec l’apport d’une application mobile qui permettra de s’immerger encore plus profondément dans l’univers du jeu.

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Décrocher la lune (proto)

Belle découverte de ce jeu, après Splash, je viens de découvrir que j’aimais les jeux d’équilibre 😉 En plus, le thème est mignon et devrait plaire à certain. Sous forme de proto, le jeu est à surveiller dans les prochains mois (années).

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… et ceux que l’on ne retiendra pas…

Parmi mes petites déceptions, on trouvera Kumo Hogosha, on n’est pas fan de ce genre de jeu beaucoup trop calculatoire. Il n’a donc pas fait l’unanimité à notre table, car trop compliqué dans sa version à 4. L’un de nous l’a quand même acheté comme quoi : à chacun son type de jeu. Ça nous permettra de le tester à 2 joueurs et de vérifier notre première impression 😉 

Via Nebula, également, qui nous a été peut-être été un peu trop « survendu », on l’a trouvé assez plat, tout comme Dice Masters.

Et Intrigue, qui n’a pas plu à nos cœurs de joueurs un peu trop bisounours et mauvais négociateurs 😉

La part belle aux illustrateurs…

Par contre, même si on a également été un peu déçus par Fourberies (qui n’a de fourbe que le nom), le jeu est d’une beauté exceptionnelle. Jérémy Fleury a fait un travail formidable d’illustration sur ce jeu, sur lequel il m’a dit avoir eu carte blanche totale. D’une manière générale, ça fait vraiment plaisir de voir le travail des illustrateurs autant mis en avant dans le jeu de société, tant c’est mérité. Iello a d’ailleurs sorti son recueil d’illustrations, ce qui est une très belle idée, et une fois n’est pas coutume, on espère qu’elle sera piquée par d’autres éditeurs 😉

… et aux enfants !

Un étage entier étaient dédié aux enfants et à la famille.

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Maître Renard, As d’or catégorie Enfant

Un festival victime de son succès…

Victime de son succès (et de la situation d’état d’urgence), l’attente était en effet parfois de plus de 2 h sous la pluie pour ne serait-ce qu’accéder au salon, de quoi en décourager plus d’un. Par ailleurs, la capacité limite de public a été atteinte les deux après-midi du week-end, ce qui se traduisait sur le salon par un manque d’accessibilité notoire aux tables de jeux. En effet, au off comme au festival de jour, il était pratiquement impossible d’accéder à une table sans faire le piquet en attendant que les joueurs en cours aient terminé leur partie. Un peu frustrant, donc, tant le festival est énorme. Ça oblige à faire des choix parfois un peu par défaut.

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… mais une énergie folle, partout, tout le temps

Il faut saluer l’énorme énergie déployée par les animateurs, auteurs, illustrateurs et éditeurs pour faire vivre leurs espaces : rares étaient les stands vides ou sans vie. On sent l’envie de faire jouer, de faire tester, de recueillir des avis (et de vendre, disons-le 😉 ). Les animateurs étaient toujours disponibles, volontaires et patients pour nous expliquer les jeux, avec toute la bonne volonté du monde. On n’a jamais attendu plus de 2 min pour qu’un animateur nous précise un point de règle, ce qui est franchement agréable.

Et pour terminer…

Cannes… on se revoit l’année prochaine ! Avec le soleil, cette fois ?


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