Affinity

  • 3 à 8 joueurs
  • 8+
  • 20 min
  • 22 €
  • Auteur(s) : Davy Bernard, Clément Leclercq, Roméo Hennion, Jean-Philippe Sahut
  • Illustrateur(s) : Emma Ferraro
  • Éditeur : GameFlow
  • Année de sortie : 2018
  • Site officiel

 Open the box

Voici un jeu d’ambiance à contraintes imposées, où vous exprimerez une humeur, mais pas forcément la vôtre. Attention, ce n’est pas un jeu par équipes, mais un vrai jeu coopératif, où tout le monde gagne ou perd.

En ouvrant la très jolie boîte, le couvercle se déplie pour former le plateau, et découvrir les casiers permettant de piocher et ranger les cartes.

Le matériel est très dépouillé : 2 jetons pour marquer la progression de l’harmonie et de la discorde, 3 jokers, 3 paquets de cartes de bouts de phrases, et 1 pile de cartes humeur avec son aide de jeu.

En piste

Le principe du jeu est de former une phrase suivant l’humeur qui vous est imposée, avec des cartes imposées, afin que les autres joueurs devinent la carte humeur que vous avez piochée. S’ils réussissent, l’harmonie avance d’un cran, sinon c’est la discorde qui avance d’un cran. Le but du jeu est que l’harmonie l’emporte sur la discorde bien sûr. Pour cela, il faut deviner correctement 11 phrases.

Dit comme cela, cela paraît évident. Oui, sauf que vous n’avez que 9 cartes pour former votre phrase : 3 cartes début de phrase, 3 cartes milieux, et 3 cartes fin. Cela peut donner des phrases assez abracadabrantes, et c’est tout le côté sympa du jeu. Du style :

Fun ou glauque ?

Ou bien :

Beau ou triste ?

Il faut que la phrase formée fasse deviner votre carte humeur, parmi les 4 possibles : beau, fun, triste, glauque. Et en pratiquant, on se rend compte que fun et glauque peuvent être en fait très proches, étrangement, de même que beau et triste. Pour les plus jeunes, il est conseillé de retirer glauque, pour ne garder que 3 humeurs possibles.

   

Les cartes humeur…

 

 

 

et leur signification

 

 Le choix cornélien

Cela peut donner lieu à de jolies discussions entre les joueurs pour deviner ce que pensait celui qui a proposé la phrase. Et c’est l’autre côté sympa du jeu. «Je crois que s’il a mis un clown, cela ne peut pas être triste !». Évidemment, le joueur de la phrase doit rester de marbre à toutes ces réflexions, même si lui pensait justement au clown triste.

Au cas où les joueurs n’arrivent pas à se mettre d’accord, c’est toujours le voisin de gauche qui a le mot final. Au moins, c’est clair : il faut endosser la responsabilité, et se mouiller, même si tout le monde va vous le reprocher si vous tombez à côté. Cela donne encore un côté sympa au jeu.

Ensuite, si par malheur vous n’avez vraiment pas de cartes permettant de refléter votre humeur, vous pouvez griller un des 3 jokers pour changer tout ou partie de vos cartes phrases (pas votre humeur). Oui, les jokers sont pour tous les joueurs, et on ne peut les utiliser que 3 fois en tout, donc moins d’une fois par joueur.

Enfin, tous les joueurs composent leur phrase simultanément, et on essaye de les deviner l’une après l’autre. Il y a donc zéro temps mort, et c’est tant mieux !

Notre avis

Affinity a des mécanismes intrinsèques astucieux qui permettent de passer un bon moment. Pour autant, comme certains autres jeux d’ambiance, cela peut dépendre des joueurs autour de la table, et il est possible de passer à côté du jeu. Pour éviter cela, un bon truc après le verdict est d’expliquer pourquoi on a construit cette phrase ainsi. Les autres joueurs pourront donc mieux comprendre comment vous «fonctionnez», et deviner plus efficacement vos prochaines phrases. Et là, quel plaisir ! Vous pourrez même passer aux règles pour spécialistes, où la discorde a une ou deux cases d’avance sur l’harmonie.

On adore :

  • Rigoler aux phrases étranges
  • Écouter les autres joueurs débattre de ma phrase
  • Contredire tout le monde et avoir raison

On déplore :

  • N’avoir aucune carte pour refléter mon humeur
  • Piocher toute la partie la même humeur
  • Être un grand incompris

Bonus

Les cartes que vous pourrez trouver dans le magazine Plato de ce mois-ci :