Bunny Kingdom

  • 2 à 4 joueurs
  • 12 ans et +
  • 40 min
  • 45 €
  • Auteur(s) : Richard Garfield
  • Illustrateur(s) : Paul Mafayon
  • Éditeur : Iello
  • Année de sortie : 2017
  • Site officiel

Testé lors du dernier Octogônes, Bunny Kingdom fait partie de ces jeux attachants : du matériel sympa, un univers rigolo (qui n’adore pas son armée de petits lapinous prêts à envahir le monde ?), une mécanique bien huilée, une complexité bien dosée, bref, c’est le genre de jeux qu’on aime avoir dans notre ludothèque et faire découvrir à nos ami·e·s.

À la recherche des Carottes d’Or

Votre mission : conquérir le Nouveau Monde afin de récolte un maximum de Carottes d’Or pour gagner la partie. Le jeu se compose d’un plateau représentant le Nouveau Monde avec des cases territoire qui ont chacune une coordonnée (A1 à J10). Grâce à vos cartes, vous devez créer les fiefs les plus puissants et les plus riches ! Un fief, c’est 2 lapins côte à côte minimum. Plus un fief dispose de cités et produit de ressources, plus sa valeur augmente.

Du draft, du placement…

Le jeu se joue en 4 manches, chacune divisée en 3 étapes :

Phase de sélection : par un principe de draft, on choisit les cartes que l’on va jouer (je choisis 2 cartes parmi une main, puis je passe les cartes restantes à mon voisin, etc.), jusqu’à en jouer 10 à 12 par manche (suivant le nombre de joueurs). Pour les jouer, je les place devant moi.

  • S’il y a une carte territoire, je la place face visible et je mets un petit lapin de ma couleur sur la case correspondante.
  • S’il y a une carte construction, je la place face visible avec son item de construction et la garde pour la phase suivante.
  • S’il y a une carte parchemin, c’est une mission ou un trésor ! Je la garde face cachée pour la fin de la partie.

Phase de construction : les constructions, ce sont des cités ou des comptoirs, par exemple. C’est le seul moyen de rendre votre territoire encore plus puissant et riche ! Il existe aussi d’autres cartes, comme les campements (qui permettent de squatter une case sans avoir la carte correspondante) ou les relais aériens (qui permettent de relier 2 fiefs séparés).

Phase de collecte : on compte les points accumulés lors de cette manche ! La règle est simple : il s’agit de multiplier le nombre de tours dans un fief par le nombre de ressources différentes produites dans ce fief. Par exemple, si j’ai 2 cités qui ont chacune 3 tours (ça fait donc 6 tours), et que je produis des carottes, du bois et des champignons (3 ressources différentes), ça fait 6 x 3 = 12 Carottes d’Or que j’avance sur la piste de collecte.

… Des missions et même des trésors !

À la fin de la dernière manche, on dévoile les parchemins que l’on avait tous gardés jalousement face cachée. Il en existe 2 types :

  • Les trésors, qui sont des points de victoire Carottes d’Or
  • Les missions, qui permettent de gagner des Carottes d’Or si elles sont accomplies.
    Par exemple : produire au moins 9 poissons (c’est-à-dire avoir conquis au moins 9 territoires de mer),

Si on ne les réussit pas, il n’y a pas de malus.

Notre avis

Comme dit plus haut, Bunny Kingdom est une vraie réussite, on a envie de le faire tourner et de le faire découvrir. Le hasard a sa part, comme dans tous les jeux de pioche mais le draft permet de réfléchir un peu à ce que l’on va donner à son voisin et comment ne pas l’avantager. Par contre, étant donné que l’on doit jouer toutes ses cartes, on réfléchit avant tout pour soi et non contre les autres. Un jeu que je qualifierais de « Familial++ » car l’univers est mignon, rigolo mais la mécanique et les différents points de règles lui confèrent une bonne complexité. À mon sens un des jeux du haut du panier de 2017.

On adore

  • L’univers, vous l’aurez compris 😉
  • La mécanique, simple et complexe à la fois

On déplore

  • Quelques règles pas toujours très claire (le livret n’est pas très bien fait)
  • Une interaction un peu faible, ce qui peut déplaire à certain·e·s