Medina

  • 2 à 4 joueurs
  • Âge : 10 ans et +
  • Durée de la partie : 1 h
  • Auteur(s) : Stefan Dorra
  • Illustrateur(s) : Hans-Georg Schneider et Eduardo Bera
  • Année de sortie : 2001, ré-édité en 2015
  • Prix : 40 €
  • Éditeur : Gigamic et White Goblin Games
  • Site officiel

La medina, c’est, dans les pays arabes, la partie ancienne d’une ville, par opposition aux nouveaux quartiers qui généralement se construisent autour. Les quartiers plein de vieille architecture et d’anciennes traditions, dans lesquels on aime se perdre. Le jeu nous plonge dans cet univers, en voici le pitch :

Nous sommes en 1822, après des années de déclin la Medina située au pied de l’Atlas va être reconstruite pour relancer son influence. Les joueurs vont participer ensemble à cette reconstruction en bâtissant les plus beaux et les plus grands palais. Au fur et à mesure de la partie, la ville renait en 3 dimensions sous leurs yeux.

Un jeu de placement pas bête… mais méchant !

Chaque joueur dispose sous son paravent d’un nombre définis de palais, d’étables, de murs et de marchands. Il devra poser, à son tour, deux pièces de son choix sur le plateau.

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La particularité de Medina, c’est que les constructions sont communes… jusqu’à ce que quelqu’un en prenne possession ! En effet, chaque joueur pourra acquérir 4 bâtiments au cours de la partie, de couleurs différentes. Une fois un bâtiment réclamé, il ne pourra plus être agrandi… Il faudra donc agir de fourberie et d’intelligence pour se positionner au bon moment, d’autant qu’il deviendra de plus en plus difficile, avec le temps, de s’étendre dans la ville, celle-ci n’étant pas illimitée. Un choix d’autant plus compliqué que le premier joueur à prendre possession d’une couleur de bâtiment se verra gratifier de tuiles qui augmenteront ses points de victoires à la fin du jeu.

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Opportunité et prise de risque

Suivant le placement des bâtiments, il sera possible d’étendre son bâtiment grâce à des étables, et d’augmenter leur valeur en les faisant longer des murs ou une rue marchande. De même, le premier joueur qui relie un de ses bâtiments à une tour par le biais d’un mur, gagnera des tuiles points de victoire et quelques marchands supplémentaires : de quoi gagner quelques tours de jeux.

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Un palais gris qui appartient au vert, avec une étable et plein de murs qui le longe, ouhhh ça en fait des points 😉

Être contraint de jouer deux pièces, l’idée qui change tout

Souvent, faire une action, même par dépit, c’est possible… Mais quand il faut en faire deux, ça devient tout de suite un peu plus compliqué. Heureusement, les 3 premiers joueurs qui auront pris possession d’un bâtiment violet gagneront des tuiles qui leur permettront de passer une fois par tuile (pas le tour, non, mais de passer un placement de pièce).

Notre avis

Medina est souvent qualifié de « bijou ludique » et à mon sens, ce n’est vraiment pas volé. On a là un jeu de placement avec des mécaniques très riches, où chaque action peut avoir une incidence sur la suite et créer soit la frustration, soit la surprise. Vous l’aurez compris, j’aime particulièment ces jeux de société qui font ressentir de fortes émotions autour de la table, et Medina en est un. La richesse de son matériel avec toutes ses pièces en bois et un plateau d’un ocre orange bien chaud nous plonge dans la manipulation de matière et c’est un vrai plaisir de jeu. Bref, Medina, je suis fan, à 2 comme à 3 ou 4.

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On adore

  • La ré-édition 2015, qui vient affiner ses règles et mécaniques de jeux
  • Les deux actions obligatoires qui mènent souvent à des dilemmes et non des moindres
  • Le matériel
  • La richesse de la mécanique de jeu

On déplore

  • C’est un jeu qui peut se révéler frustrant si les joueurs ne sont pas tous du même niveau stratégique

L'avis de la rédac'