Cette année encore, l’équipe des Dragons Nains a participé au Festival International des Jeux de Cannes.
Beaucoup de jeux étaient présents, et bien sur, il est difficile de tout voir. On vous a fait une petite sélection de chacune des rédactrices 🎉

Les As d’or

Cette année, la cérémonie s’est déroulée dans l’amphi d’une autre petite cérémonie un peu connue qui se passe à Cannes tous les ans. Un amphi de 2300 personnes quasi à bloc, c’est franchement un joli signe que le jeu de société commence à prendre une place légitime dans le monde du loisir.

Le podium !

L’As d’Or

Azul : Un jeu de Michael Kiesling, illustré par Chris Quilliams, édité par Plan B Games, distribué par Novalis.

Catégorie Enfants

Nom d’un renard : Un jeu de Marisa Peña, Shanon Lyon et Colt Tipton-Johnson, illustré par Mélanie Grandgirard, édité par Game Factory, distribué par Atalia.

Catégorie Expert

Terraforming Mars : Un jeu de Jacob Fryxelius, illustré par Isaac Fryxelius, édité et distribué par Intrafin.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des jeux nominés dans notre précédent article.

Les jeux qui ont attiré notre attention 👀

Du kubenbois

  • Kingsburg (de Andrea Chiarvesio et Luca Iennaco, illustré par Mario Barbati, Davide Corsi et Roberto Pitturru, édité Intrafin) : J’avais souvent entendu parlé de Kingsburg mais je n’y avais jamais joué, cette 2e édition a pu combler cette lacune. C’est un pur jeu de gestion avec des dés où il faut engendrer des ressources pour construire des bâtiments, défendre sa ville face aux pillards de toutes sortes et gagner les faveurs de la famille royale. La 2e édition inclue les extensions qui donneront un renouveau au jeu.

  • Huns (par Fneup, illustré par Anthony Wolff, édité par La Boite de Jeu, distribué par Blackrock Games) : brillamment expliqué par son auteur lui-même, Huns a su nous séduire par sa mécanique de placement de ressources toute simple mais intelligente. Nul doute que vous en entendrez parler de nouveau par ici 🙂

Hein ? Tu veux jouer à Huns à 4 ?

Du familial pour tous

  • Small Détectives (de Bruno Faidutti et Charles Chevalier, illustré par Vincent Burger, chez Pixie Games) : un jeu familial de déduction et de mémoire où vous devez retrouver qui est le suspect en regroupant les différentes informations que vous aurez récolté durant la partie.

  • Memoarrr ! (de Carlo Bortolini, illustré par Pablo Fontagnier, édité par Act in Games et distribué par Black Rock Games) est un jeu de memory qui sort de l’ordinaire. C’est chacun votre tour que vous devrez reconstituer la paire correspondant à la carte dévoilé par le joueur précédent. C’est fun, rapide, tous les coups bas sont permis et une option « expert » donne des pouvoirs aux cartes renouvelant ainsi l’intérêt du jeu.

Du jeu d’ambiance

  • Dr Pilule (édité par Fantastic Lombric) : intriguées il y a 2 ans par le proto qui rameutait déjà plein de monde lors du off, on n’avait pas encore pu le tester. C’est enfin chose faite ! Ambiance garantie ! Dr Pilule, un jeu complètement loufoque, avec des auteurs adorables. Encore un jeu ajouté à la ludothèque pour ces soirées où on n’a pas envie de se prendre au sérieux 🙂

Du stratégique casse-neurones

  • Mission pas possible (de Kane Klenko, édité par Renegade France) consiste à désamorcer un maximum de bombes en 10 min. Pour ce faire il faut positionner les bons dés au bon endroit (2 valeurs  ou couleurs identiques, faire une pyramide…) chaque carte est différente et il y a 6 niveau de difficulté dans les cartes. Un jeu de coopération où la communication est le mot d’ordre pour s’affranchir de tous les défis.

  • Decrypto (de Thomas Dagenais-Lespérance, illustré par Fabien Fulchiron, Manuel Sanchez et NILS, édité par Scorpion masqué, distribué par IELLO) : une des belles surprises de ce salon. Un jeu d’association d’idées à-la-Codenames-mais-en-pas-pareil, en plus stratégique. On est reparti avec un exemplaire dans notre besace.

Decrypto ! Quel matériel. Un beau travail de chez Scorpion Masqué

De la course aux collections

  • Raids (de Brett J. Gilbert et Matthew Dunstan, illustré par Biboun, édité et distribué par Iello) : en bons vikings, vous allez partir à la conquête de nouveaux territoires runiques, commercer ou affronter de terribles monstres. Raids est un jeu stratégique où il faudra choisir vos emplacements avec soin pour avoir les meilleures pièces, mais attention, les autres vikings ne vous laisseront pas la place facilement et votre bateau à ses limites en capacité de stockage. Le jeu sort normalement en juin.

Du kickstarter

  • Monumental : Un jeu de stratégie, de deckbuilding et de combos de cartes, chaque civilisations va se développer afin de marquer le plus de points. Contrairement à certains jeux de ce type, celui-ci a une durée de partie de 1h30/2h. Essayé sur le stand de Funforge, il sera sur Kickstarter le 14 mars, à suivre…

Du « Kawaï »

  • Chawaï (de Bruno Faidutti, illustré par Paul Mafayon, chez Superlude) : un jeu de carte où votre tribu de chats pêcheurs doit se montrer la plus performante et la plus rusée pour pêcher les plus beau spécimen.

Du proto à suivre…

  • Brouage (de Rémi Loyer) : joué pendant le off, Brouage est un jeu de gestion et de placement avec un brin d’opportunisme plutôt sympa. Le but est d’accumuler suffisamment de points de prestige en plaçant ses pions sur les bâtiments qui leur confèrent une action. Mais pour pourvoir bénéficier de cette action, il faudra bouger d’un bâtiment à l’autre, tout en faisant attention de ne pas donner trop de bonus à ses adversaires. Petit proto intéressant à suivre…

Prototype de Brouage

  • Seeders, la conquête de Sereis : la suite de Seeders Exodus ou plutôt le préquelle de cet univers. Essayé pendant les nuits du off, le jeu nous transporte 1300 ans avant l’épisode Exodus quand les semeurs découvre des nouvelles planètes à coloniser. Jeu de gestion et de placement, avec des combos et un scoring qui se joue à la toute fin.
  • Secret Societies, par une folle bande de diplômés des Gobelins : un jeu hybride à identité secrète. Comprenez par là, un jeu-comme-le-loup-garou-mais-pas-tout-à-fait-qui-se-joue-avec-son-smartphone. On a vraiment kiffé l’expérience, hyper dynamique à l’image de son équipe. On suivra le proto avec attention 🙂

Seeders : la conquête de Sereis et son plateau qui en jette ! Sûrement le plus photogénique du salon 🙂

Du jeu pour enfant

  • Ghost Figthin’ treasure hunters ! ou en français « trésors cachés » (de Brian Yu, illustré par Piérô la Lune,édité par mattel jeux ) est un jeu coopératif à partir de 8 ans dans lequel vous devez récupérer des trésors dans un manoir en vous débarrassant des fantômes avant qu’ils ne deviennent des monstres de lave. L’ambiance est proche du film « SOS fantôme » avec des cartes représentant des fantômes drôles et sympathiques mais la pression est bien là et la coopération essentielle. Un vrai coup de cœur !
  • Speed colors (de Erwan Morin, distribué par Black Rock Games ) : des cartes composées de motifs simples et colorés à mémoriser. Puis vous devez les colorier de mémoire au dos avec des marqueurs effaçables avant les autres. Ludique et jouable en solo, on préféra des parties à plusieurs pour le plaisir de se disputer les marqueurs qui n’existent qu’en 1 seul exemplaire par couleur.

  • Panic Mansion ( de Asger Harding Granerud et Daniel Skjold Pedersen, illustré par Etienne Hebinger, édité par Blue Orange et distribué par Black Rock Games ) est un jeu d’adresse qui consiste à réunir des personnages dans une même pièce selon les indications de la carte. Oui mais pour ce faire, vous n’avez le droit que de pencher, secouer et remuer la boîte représentant les pièces du manoir. Du pur jeu d’adresse pour enfant mais qu’est ce qu’on aime 😉

  • Mr. Wolf ( de Marie et Wilfried Fort, illustré par Gaëlle Picard, édité par Blue Orange, distribué par Black Rock Games) est un jeu coopératif idéal pour initier nos tout-petits au jeu de société. Vous devez retourner un jeton du plateau et placer l’animal qu’il représente dans sa maison. Sauvez tous les animaux avant que le loup arrive pour les manger. C’est frais, mignon et rapidement accessible.

  • Ma première aventure : En quête du Dragon (édité par Game Flow et Distribué par Black Rock Games) : est un livre dont vous êtes le héros pour les petits, une manière d’en faire des futurs joueurs de jeu de rôle. Présenté rapidement, je n’ai pas eu l’occasion d’en faire des photos mais le concept parait plutôt originelle avec du matériel de qualité. Sortie prévue dans l’été 2018.

De l’OVNI

  • Feelings (de Jean-Louis Roubira et Vincent Bidault, illustré par Franck Chalard, édité par Act in Gams, ditrisbué par Black Rock Games) : un gentil Ovni car pour moi ce n’est pas vraiment un jeu mais plutôt un outil pédagogique. Que ce soit pour les enfants ou les adultes, Feelings nous fait mettre des émotions sur des situations plus ou moins compliquées. Après, Vincent Bidault me répondra : « mais qu’est-ce qu’un jeu ? » à suivre…

Tous les ans, on tombe sur un (ou des) jeux qui nous fait dire : « mais pourquoi ?! »

  • The Cat Game : un jeu où il faut prendre des images de chats et dessiner dessus pour faire trouver des mots. Pourquoi des chats ? Parce que c’est à la mode et mignon ? Après, on a bien rigolé avec les serre-têtes en oreilles de chat 😉

De mon auteur chouchou

Une fois n’est pas coutume, je fais un peu de pub à mon auteur chouchou, Alexandre Droit 🙂 Si vous avez l’occasion d’aller lui parler, vous verrez qu’il est super abordable et adorable. J’ai profité du festival pour présenter 3 de ses jeux à Florie et Caroline, nos rédactrices qui ne sont pas de Lyon. A noter que tous les calistes sont sympas, de même que les éditeurs lyonnais 😉 Qui a dit qu’à Lyon on était froids et distants ?! 

  • Apocalypse au Zoo de Carson City (d’Alexandre Droit et Florent Toscano, illustré par Guillaume Griffon, édité par les Jeux Opla) : petit jeu de placement avec un certain parti-pris graphique (on aime ou pas, surtout quand on sait qu’à la base, c’était avec des coccinelles…), c’est un petit jeu qui vous fera chauffer les neurones pour arriver à sauver les animaux du zoo sans se faire contaminer ni attaquer par vos adversaires.

  • Poc ! (de Florent Toscano, Alexandre Droit et Nicolas Bourgoin, illustré par Tony Rochon, édité par les Jeux Opla, distribué par Paille Editions) : C’est un jeu d’adresse qui se présente sous la forme de 3 manches différentes, le but du jeu est de placer judicieusement son sous-bock sur la boite ou à l’intérieur ou encore sur les sous-bock des adversaires pour marquer un maximum de points. Simple et efficace, les illustrations sont trop mignonnes. Je suis nulle, mais j’adore.

  • Dream on (Alexandre Droit et Julien Prothière, illustré par Valentina Moscon, édité par CoolMiniOrNot et Edge Entertainment, distribué par Asmodée) : C’est LE jeu qui va vous réconcilier avec les jeux de mémoire. Dream on vous entraîne dans un rêve des plus loufoque et c’est avec l’aide de vos coéquipiers que vous allez essayer de vous en rappeler ! Fous rires garantis ! Je suis fan depuis mon essai de proto et je l’ai déjà fait jouer à tous mes amis, tout le monde s’amuse sans exception !

Un off complètement ouf !

Ouf, comme ce petit soupir qu’on pousse quand on a enfin trouvé une place… car elles étaient chères. On a passé deux soirs à errer entre les tables, sans succès. Qu’à cela ne tienne, à la troisième soirée, on a pu s’asseoir !

Et le petit coup de gueule…

La Team des Dragons Nains est plutôt très féminine, et sur le FIJ, nous étions 6 filles et 1 garçon. Et comme souvent, on a pu constater que lorsqu’on nous explique un jeu, les hommes se tournent vers le seul membre masculin pour expliquer les règles, et certains bien lourds vont même jusqu’à faire des allusions comme quoi c’est à lui, homme, représentant de la suprématie masculine, de gagner… (malheureusement, on n’invente rien, on a vraiment entendu ça. Une fois, ça peut être drôle, au bout de 3e intervention, ça commence à faire beaucoup). Le garçon en question a certes une carrure qui en impose et a le contact facile, mais ce n’est pas une raison pour ignorer complètement les autres personnes autour. Cumulé sur les 4 jours du salon, on se dit que ce n’est pas un hasard et on commence à perdre patience. Heureusement, ce n’est pas le cas de tou·te·s, mais il serait de bon aloi que la mentalité de certains évoluent et que les éditeurs briefent leurs animateurs sur la façon de tenir compte de l’ensemble des joueurs et joueuses, et non d’un seul.

Ce que l’on retient de cette édition 2018

À part quelques exceptions, on est à peu près tou·te·s d’accord pour dire qu’on n’a pas découvert de jeux qui nous a fait un effet « Waouh ». Bien sûr, il y avait des bons jeux avec du matériel de qualité, des graphismes et des univers qui nous plaisaient, mais pas de coup de cœur particulier, avec des mécaniques de jeux innovantes, ce petit plus qui fait tout.

Mais quelle ambiance !