Miyabi

  • 2 à 4 joueurs
  • 8+
  • 45 mn
  • 34 €
  • Auteur(s) : Michael Kiesling
  • Illustrateur(s) : Studio Vieleck
  • Éditeur : Haba
  • Année de sortie : 2019
  • Site officiel

Dans la catégorie des jeux faussement zen, je demande Miyabi ! Bon, celui-ci est un des plus jolis, côté zen, puisque chacun crée dans son coin un jardin à terrasses, avec poissons, cailloux et belles plantes. Le stress est provoqué par le risque de voir un joueur prendre la tuile que l’on convoitait, de se faire dépasser en majorité par un autre, ou encore de devoir écraser son beau jardin par une tuile inadaptée.

Mais ne mettons pas le sushi avant le bégonia, et passons en revue la mécanique du jardinage.

Préparation des semences et autres décors

Chacun prend un jardin avec ses 6 lampes. Puis on tire pour la manche des tuiles de 1, 2 et 3 cases (en long et en équerre) suivant le nombre de joueurs. Chaque tuile comporte un aménagement, valant de 1 à 3 points, et les autres cases sont de la pelouse (1 à 2 donc). Et c’est parti pour la construction.

Le jardin du vainqueur. La grenouille s’est arrêtée au 3ème niveau. Le noir a gagné les bonus de 5ème niveau sur les deux premières lignes.

Aménagement astucieux du jardin

Classiquement, la tuile doit entièrement reposer sur des autres, du même niveau, et ne pas sortir du jardin. On a le droit de tout recouvrir par contre. La seule limitation tient aux zones réservées. En effet, chaque ligne ne peut accueillir qu’un seul type d’aménagement. La deuxième limitation tient aux colonnes. Quand vous avez posé un aménagement, vous mettez une de vos lampes en face de la colonne correspondante. Vous ne pourrez plus poser sur cette colonne dans cette manche. Vous aurez donc au maximum 6 tours dans une manche. Mais vous pouvez décider de vous arrêter avant, si vous ne souhaitez pas détruire l’harmonie de votre jardin.

L’harmonie en chiffres

Évidemment, l’harmonie est comptée. Elle est égale aux points d’aménagement multipliés par la hauteur, quand vous posez la tuile. Si vous construisez au deuxième niveau une valeur 2, vous marquerez 4 points. Et si en plus vous êtes le premier à atteindre le 5ème niveau, vous aurez un bonus conséquent.

La piste de score. Le noir gagne avec 48 points d’avance.

À la fin, la quantité prime

Bon, ce n’est pas forcément très harmonieux, mais celui qui a le plus de points sur une ligne marquera un bonus à la fin de la partie. Le deuxième aussi. Plus la ligne est haute, plus elle vaut de points, attention donc. En option, vous pouvez décider de jouer avec des objectifs supplémentaires : la plus grande zone de points, la plus grande zone de pelouse, 7 points exactement sur une ligne ou une colonne, des tuiles zen spéciales, ou encore, et c’est le plus original, une grenouille.

J’aime beaucoup la grenouille. Vous marquez un point quand vous la montez au 1er niveau, 2 points au deuxième, etc. Le truc, c’est que tant qu’elle n’atteint pas le 4ème niveau, elle n’a pas le droit de marcher sur les aménagements. Et là, c’est pénible, mais rigolo !

Les différentes tuiles bonus

Et le rapport avec Java ?

Kiesling a commis avec Kramer la fameuse série Tikal – Torres – Java – Mexica. Miyabi ressemble à un Java simplifié, de par son empilement des pièces. Simplifié, car vous n’avez pas les mêmes restrictions de pose, et vous n’avez qu’une seule action à chaque tour. Par contre, le système de points est vraiment différent, et il peut faire penser un peu à Azul (un autre Kiesling, plus récent, et primé lui aussi).

Notre avis

La sauce prend bien, et cela donne un jeu familial bien sympathique et accessible à tous. Il a toute sa place dans cette gamme «soirées jeux» d’Haba.

On adore

  • Un système simple, mais pas simpliste
  • Le côté zen du jeu bien rendu
  • La possibilité d’ajouter des objectifs

On déplore

  • Le tirage des tuiles qui ne vous avantage pas toujours. Mais toutes sont visibles dès le départ de la manche.